L’homéopathie, est-ce que ça marche ?

posté le 7 mars | 0 commentaire

L’homéopathie, est-ce que ça marche ?

J’ai découvert l’homéopathie par mon père qui me vanta un jour les bienfaits de l’Allium Cepa contre le nez qui coule. Il m’arrivait parfois d’être un peu refroidi et dans mon métier, où j’ai besoin de mes mains, prendre le mouchoir et nettoyer le nez est pour le moins gênant et peu hygiénique. En quelques jours, le lavage des mains m’écorcha la peau jusqu’au sang. Aux écoulements nasaux s’ajoutaient ainsi les plaies aux mains. Quel délice !Canny

3 granules d’Allium Cepa et plus aucun écoulement pendant 4 heures. Loué soit Allium Cepa! Mes mains remercièrent ces bouts de sucre comme une bénédiction venue du Ciel.

J’avais entendu parlé de l’homéopathie. On m’en avait enseigné les bases élémentaires  par deux fois (principe de similitude, recherche de globalité et dilution infinitésimale ). Je réservais cela à des professionnels passionnés parce qu’à voir ce qu’il faut connaitre pour maitriser l’homéopathie – c’est un travail titanesque – seuls des fous pouvaient s’investir là-dedans ! De plus, je n’avais eu aucune occasion de m’y pencher dessus. Mais voilà que mon père piqua ma curiosité, d’autant qu’il n’est pas médecin, ni thérapeute de quoi que ce soit ! Il avait lu ce remède entre deux faits divers dans son journal quotidien, un jour d’hiver où son nez coulait affreusement.

 

 

Je n’avais pas le choix

Puis un jour, je me suis retrouvé devant une impasse de taille : les problèmes de sommeil de notre ainée et ce, depuis sa naissance. Aucun soin ostéopathique ne fonctionnait. Aucun traitement kinésiologique ne donnait de résultat et elle ne présentait aucune anomalie médicale. Je cherchais donc ailleurs.

Chaque été, nous partons en vacances chez les beaux-parents, en Hongrie. Cette année nous restions fidèles à nos habitudes : Lena avait alors 6 mois lorsque nous la présentions à la belle-famille. Avant le départ, je m’étais procuré tous les livres homéopathiques que j’avais pu trouver. Arrivé là-bas, je les ai tous épluchés. J’ai lu la totalité en 2 semaines. Je ne faisais que ça ! Je me levais la nuit (de toute façon nous étions debout par les cris de l’enfant) pour plonger le nez dans les ouvrages, je prenais le petit-déjeuner avec un livre, j’allais aux toilettes avec un autre, etc. Il fallait que je trouve sa solution. Je pressentais que c’était à moi de la trouver. Et, par recoupement, je la trouvais ! Mais étant à l’étranger, nous ne pouvions nous procurer le remède. Je me dis alors qu’il suffirait d’en exprimer la problématique et d’en donner la solution verbalement.

La mère lui chuchota deux phrases et ce fût la catastrophe. Nous avons passé la nuit la plus difficile de notre existence. Et puis le lendemain, la gamine, miraculeusement,  s’endormit paisiblement dans son lit. Le contraste était étonnant. Dés cet instant, elle acceptait le lit. Elle se laissait tomber dans le sommeil, chose qu’elle n’avait jamais pu faire auparavant.

 

 

De retour au cabinet

Derrière mon  bureau, j’écoutais les gens et, malgré moi, des remèdes défilaient dans mon esprit alors qu’ils me parlaient. Je trouvais cela très amusant parce qu’automatique. Ils racontaient leur problématique et mon cerveau en sortait un remède. Pendant longtemps, je gardais cela pour moi, jusqu’au jour où, il était évident que la meilleure solution pour le client en face de moi était un remède homéopathique en particulier et que visiblement, l’homéopathe qu’il avait consulté avait raté. J’osais lui proposer le et l’unique remède et testais la dilution au pouls. Il prit ma proposition au sérieux et s’appliqua pour prendre les granules.

Le résultat fût au rendez-vous. Commença alors une longue période de recherche pour saisir le mode de fonctionnement obscure de ce traitement étrange qui consistait en la prise de quelques granules ridicules à des dilutions grotesques.

 

 

La synthèse de mes recherches

Je considère grosso modo l’homéopathie comme un remède antidote. Si l’organisme secrète trop de progestérone, donner en dose infinitésimal de cette même hormone réduit sa quantité dans le sang. Dr Didier Grandgeorges – un ponte dans le domaine – explique qu’à cette dose, le remède agit comme une information de rétro-contrôle sur les capteurs pré-synaptiques, indiquant à la fibre nerveuse qu’il y a bien trop de ce neuro-transmetteur autour d’elle.

Depuis longtemps, je me pose la question de savoir ce qui est dangereux pour un organisme. Il semble que les cellules n’aiment pas les excès. Une fibre musculaire d’un muscle par exemple peut rester spasmée pendant des années, simplement parce que trop sollicitée et arrivée à épuisement. L’adage « Fuyez tout excès !« , ou « De la modération en toute chose« , se valide, mais pourquoi ? J’ai quelques éléments de réponse, mais je ne les détaillerai pas ici. Ce que je me rends compte seulement, c’est que l’homéopathie permet de corriger les excès et de ramener à l’équilibre.

Réfléchir en terme d’antidote permet de trouver bien des remèdes en homéopathie.

Les homéopathes avaient également remarqué que certains symptômes correspondaient à des signes que l’ont retrouvent dans certains cas d’intoxication. Or l’intoxication est bien un excès. Hannemann, le fondateur de cette drôle de science, découvrit ainsi la loi de similitude : « donner à très haute dilution ce qui provoque ».

 

 

Il ne dort pas dans son lit

Maintenant que vous connaissez mon « truc », vous comprendrez tout de suite comment trouver le bon remède. La seule chose difficile est de les connaitre quasi par coeur. Lisez l’anecdote suivante et vous verrez, tout s’éclaire :

 

C’est décidé, je change de monture. Nous allons chez l’opticien et là, une très jolie jeune femme du même village que Naomi Campbell (si si !) s’occupe de nous. Notre petite a 3 ans. Elle gambade autour de nous qui sommes assis en face de la conseillère. Entre deux phrases, la jeune femme nous glisse qu’elle prendrait bien la petite avec elle.

Moi – Vous n’avez pas d’enfant ?

Elle – Si, j’ai un petit de trois ans. C’est un calvaire. Il tousse toujours et ne reste jamais dans son lit. Toutes les nuits il est avec nous.

Moi – Ah? Et votre mari, pendant la grossesse, fumait-il ?

Elle – Oui, pourquoi cette question ?

Moi – Pour rien. Tenez. Allez en pharmacie et donnez-lui ce remède.

Sur une feuille, je notais « 1 dose 30 CH LOBELIA INFLATA« .

Le lendemain, elle alla en pharmacie l’acheter. Le pharmacien lui rit au nez. Comment de si petites granules pouvaient guérir quoi que ce soit ! Malgré l’écueil du pharmacien, elle le pris et le donna à son enfant. Le soir même, il dormait dans son lit. Elle appela à la maison pour remercier mon épouse de ce miracle. Comment était-ce possible !?

 

Un gamin qui ne tousse que la nuit est le signe de reflux. Aller dans le lit des parents est un retour en arrière et une difficulté à suivre le cours normal des choses. L’évolution naturelle va vers l’autonomie. Ici, l’enfant ne peut suivre cette progression. Il y a une très forte probabilité qu’il s’agisse là ce qu’on appelle « péristaltisme inversé ».

 

Dans le corps, chaque chose progresse dans un sens. Les aliments, de la bouche vers l’anus, l’air, du nez vers les alvéoles pulmonaires, l’urine, du rein vers la vessie, etc. Ceci porte le nom de péristaltisme. Lorsque tout va dans le sens inverse (reflux gastrique, asthme, reflux urinaire, etc), on parle alors de péristaltisme inversé. Qu’est-ce qui engendre cela ? L’appréhension par la mère, durant la grossesse, d’une intoxication par les voies naturelles pouvant altérer le bon développement du bébé qu’elle porte. Si le père fume à la maison par exemple, la mère peut craindre que la fumée puisse avoir des conséquences sur le foetus. Il vaut mieux que l’air pollué n’entre pas dans les poumons et ne progresse dans le sang vers le foetus, donnant l’information que pour que tout aille bien, un péristaltisme inverse est meilleur.

 

Lobelia inflata n’est pas autre chose que du tabac indien. Donner du tabac s’il y en a eu en excès, permet à l’organisme de retrouver naturellement un équilibre. Le péristaltisme retrouve son sens normal, les reflux cessent et l’enfant peut continuer son développement normal. Il peut enfin dormir dans son lit.

 

 

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