Les pays pauvres révolutionnent le système scolaire

posté le 6 avril | 4 commentaires

Les pays pauvres révolutionnent le système scolaire

Nous applaudissons le système éducatif et social hollandais, mais pris dans son ensemble, la Hollande n’a rien à envier. En revanche, si l’on se penche là où il n’y a rien pour enseigner, et que malgré ça, cette éducation là transforme profondément des enfants, alors nous avons réellement quelques leçons à en tirer.

 

Charles Leadbeater est passé dans l’émission  TED pour parler de ses recherches sur l’innovation dans l’éducation dans les bidonvilles. Son constat est une évidence : nous poussons nos enfants à apprendre, alors qu’il faudrait les tirer en avant. Regardez, ça interpelle :

 

 

 

C’est bon de savoir ça. J’ai particulièrement apprécié l’expression « nous mangeons alors nos légumes cognitifs« , parce que c’est vrai, faire manger des légumes aux enfants, dans nos pays industrialisés, avec tous ces aliments aux goûts et à la texture merveilleuse, mais aux effets dévastateurs, il est dur de faire manger des choses simples et saines comme les légumes.

 

J’ai moi-même pu, dans mon parcours, bénéficier de la scolarité dans un autre pays, moins riche, moins tape-à-l’œil, totalement aux antipodes des préceptes français. Nous avions par exemple, ici, en France, des trousses bombées de stylos en tout genre. Là-bas, on n’avait qu’un stylo. Toutes mes formules mathématiques étaient mémorisées dans la calculatrice. Là-bas, les racines carrées se faisaient de tête. Nous avions quarante heures de cours et nous rentrions épuisés le soir. Eux, ils commençaient tôt et passaient l’après-midi à faire du sport et à se développer physiquement. Ceux qui en avaient besoin pouvaient bénéficier de révisions.

 

Je rentrai en France avec de l’humilité, en ayant découvert ce qu’était l’essentiel et surtout, pourquoi nous allions en cours.

 

Comme l’auteur de cette vidéo, je pense qu’il est temps de changer notre modèle éducatif qui date du 19ème siècle.

 

Wladislas BARATH

4 commentaires

  1. Ma fille m’envoie le lien de votre blog et je ne cesse de parcourir vos sites et articles. Je suis surprise de vous tout ce que je pense : cela me rassure , je ne suis pas folle quand je parle que je suis faite de cellules et que ce sont elles qui font le travail pour moi si je prends soin d’elles.
    Des douleurs … je connais bien. Mais c’est une longue et autre histoire.
    20 ans de travail personnel sur ce que le corps nous dit, nos émotions; 16 ans de métiers avec des enfants dans le milieu scolaire (maternelle et primaire) et 10 ans d’aide personnalisée (tous public) avec une formation spécifique en Gestion Mentale d’Antoine de la Garanderie dans les apprentissages et respect du fonctionnement intellectuel de chacun , avec une véritable conscience active et responsable et non un gavage passif avec des recettes.

    Votre phrase « Mais la chose la plus surprenante, c’est qu’une fois que vous savez, vous agissez en âme et en conscience et vous ne pouvez revenir en arrière et dire que « je ne le savais pas ! » » résume ma philosophie et ma conduite actuelle. Oui il est temps de changer notre modèle éducatif.
    16 ans dans le système traditionnel : j’en ai fait le tour et mes années à venir vont être décisives sur « comment mener mon projet pour créer une école différentes pour nos enfants remplis de richesse ? » Et tout est lié : on ne peut « nourrir » ses connaissances et surtout les garder si nous n’avons pas pris soin de notre corps et de son bien-être d’abord. L’éducation doit débuter par une connaissance de son soi physique et surtout « pour quoi faire » (sans entendre le sempiternel refrain « c’est bon pour ta santé ! ») et comprendre ce que ça va apporter après et à quoi ça sert !
    Exemple, un enfant qui n’a pas bien déjeuné ou pas du tout (il y en a plus qu’on ne croit) car il n’a pas pu se réveiller ou est resté devant la tv avant d’aller à l’école, (ou encore une autre excuse) mettra son corps en état de manque et en difficulté et restera incapable de fournir une action mentale volontaire pour mémoriser ou comprendre…ou réfléchir …
    Une école pour apprendre à apprendre en étant responsable de soi, sans adulte en toute puissance et sans enfant passif dans leurs actions d’apprentissage. Je n’en suis qu’à l’élaboration de mes idées et j’envisage bien le comment faire, surtout avec une préférence pour ces enfants à troubles scolaires que le système étique en dehors de normes (les hyper actifs, les dys, les tdha…)
    Ce qu’il me manque c’est organisé le « avec qui? » et « avec quoi? ».
    Mais vous le dites si bien, c’est comme pour le corps, posons tout sur papier et posons les questions, ciblons l’essentiel puis lâchons prise sans obsession. L’univers me donnera les réponses ou les rencontres en temps voulus.

    Bravo pour votre énergie et votre envie de partager vos écrits sur un blog.
    Je m’abonne ;))

    Kathy

    • Oui, si l’adulte avait l’humilité de reconnaitre qu’il ne sait pas beaucoup plus que quand il était enfant, ce serait un vrai partage d’Homme à Homme qui s’instaurerait et tout serait différent, totalement différent.

      « Je ne sais pas tout. Mais ce que je sais, je te le donne et je ne te cache rien ».
      Or aujourd’hui, c’est plutôt « Je sais des choses que tu ne sais pas et ces secrets font de moi un être plus important que toi ».
      Il n’y a qu’à voir la compétition qu’on instaure dans les écoles. C’est triste…

      Je suis de tout coeur avec vous dans votre projet 😉

    • Ah, qu’il est plaisant de se sentir moins seule avec ses convictions.
      Enseignante moi aussi, j’ai fui le système. Je suis actuellement en formation Montessori. J’observe qu’il y a même chez les parents un peu « avertis », une absence de conscience de tout ce qui est relatif à l’alimentation. Peu de sensibilité bio ou pas, et surtout des régimes sur le plan nutritionnel qui me font un peu peur.
      Je souhaite co-créer une école différente dans laquelle une éducation à la santé et à la nutrition soit faite aussi à l’intention des parents. Il n’y a pas que l’alimentation, du reste, mais elle est assez déterminante.
      Nama

  2. Nouvelle rentrée ,nouvelle école : je découvre des enfants tout-puissants ! Wouah, la claque est dure ! Des enfants en difficulté d’acceptation des règles de vie commune, de refus d’écoute de l’autre et de sa différence, mais cependant en demande incessante du regard de l’autre, un vampirisme pour capter l’énergie de l’adulte. des enfants qui finissent par transformer toute parole ou tout acte comme de l’agression ou de la provocation, la vengeance est leur habitude… se sentir persécuté , donc victime aussi …. Je me sens dépourvue devant une telle masse d’enfants que des parents n’ont pas su ou pu guider vers la bienveillance et la sécurité. Mon rôle devrait être d’apporter un autre regard vers les apprentissages et je m’aperçois que ce qui les rassurent c’est ce vieux système d’applicants-reproducteurs sans « cervelle »que leur a inculqué l’école des mammouths ou une éducation déficitaire.
    Quelles écoles voudrait-on pour nos enfants? Quels enfants voudrait-on pour nos écoles?

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