Les problèmes de sommeil chez l’enfant

posté le 8 septembre | 11 commentaires

Les problèmes de sommeil chez l’enfant

Régler les troubles du sommeil chez l’enfant est difficile parce que les problèmes de nos progénitures nous touchent, nous impliquent et mettent en exergue nos propres lacunes, ainsi que nos propres brèches affectives. Or, ici comme en toute chose,  il est déconseillé d’agir dans l’ignorance et sous la pulsion des émotions, surtout si elles ont un caractère négatif. Mais a-t-on le choix quand on est devant son enfant qui souffre et dont la problématique retentit sur toute la famille ? Parfois, et même si on le voulait bien, on ne peut remettre certains problèmes à plus tard. Il faut agir.

Voici le début d’articles sur le sujet. Je vais aller à l’essentiel parce que si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez un problème à régler et que vous n’avez ni le temps, ni la force d’entrer dans des théories bavardes.

 

 

 

1 – Calmez-vous !

D’abord, dédramatisez. Attention à ne pas accorder plus d’importance que la situation n’en demande, au risque d’entrer dans une spirale infernale qui ne fait qu’augmenter en intensité. Faites autre chose. Demandez à votre conjoint ou à votre famille de surveiller les enfants quelques heures et partez faire une activité totalement absurde dans la circonstance : allez faire du shopping, allez chez le coiffeur, faites du sport et ne pensez plus à la maison. Forcez votre attention à ne pas se fixer sur le problème. Le plus simple est de regarder dans une autre direction. Occupez-vous pleinement d’autre chose !

 

 

2 – Sachez que…

 

  • Beaucoup de parents sont dans la même situation… et nombreux ne l’avouent pas. Il y a un besoin d’être un bon parent et comme une honte à ne pas réussir à apaiser son propre enfant.  Le trouble du sommeil marque un échec. C’est idiot, parce que l’éducation n’est pas une compétition !

 

  • Tous les bébés pleurent avant de s’endormir le soir. Toutes les théories ont été formulées, mais aucune ne semble régler de manière automatique le problème. Au point où, on dit que c’est normal qu’un enfant pleure et qu’il faille le laisser pleurer. Je ne partage pas ce point de vue, mais je ne sais toujours pas pourquoi dans certains cas, à la fin de la journée, alors que tout le monde est fatigué, l’enfant se met à hurler comme une sirène. Il est possible de trouver la cause, mais parfois, c’est un vrai mystère. Il y a encore beaucoup de choses à apprendre.

 

  • On s’inquiète de manière démesurée quand c’est notre premier enfant. On est un peu dingue de lui. Laissez-le respirer. Apprenez à vous détacher un peu, dès maintenant (je sais, c’est tôt, mais c’est vous qui avez commencé :)). Prenez du recul. S’il le faut, imaginez que c’est votre quatrième enfant et que vous avez déjà de la bouteille : vous en avez déjà vu d’autres !

 

  • Quand il pleure, ce n’est pas qu’il souffre. Arrêtez de croire que « pleurs = aïe j’ai mal !». Les pleurs sont une communication binaire : j’aime ou je n’aime pas, je veux ou je ne veux pas, j’ai sommeil ou pas, etc. A vous de décrypter. Je vais vous aider un peu. Cela dit, j’ai remarqué que l’enfant ne sait pas toujours associer son émotion à son origine (ex : la colère) et qu’il a souvent besoin d’un adulte pour apprendre à reconnaître la cause de ses états. J’en déduis que c’est pareil, et encore plus vrai, chez le bébé. A nous de l’aidez à identifier ce qui le perturbe.

 

  • Notre état dépeint sur le sien. C’est horrible, mais c’est vrai. Si vous ne gérez pas vos angoisses, attendez-vous à des moments agités chez votre enfant. De même, il est sensible au climat familial et surtout à l’ambiance ou l’atmosphère que dégagent les parents. Même si vous cachez ce qui vous tracasse, pour le bébé, c’est encore plus angoissant parce que si même vous, adulte, vous n’arrivez pas à gérer ça, comment lui, bébé, pourra y faire face ?

 

  • Ce dont il a besoin, n’est pas que le sein. Ca serait trop simple : un coup de sein et tout serait réglé ! Attention à ne pas le noyer toutefois ! Ici comme ailleurs, trop est l’ennemi du bien. Soyez plus futile que ça : explorez l’ensemble des besoins de bébé et répondez-y. Nous allons le faire ensemble.

 

 

Et puis il y a plein d’autres choses que vous ne savez pas. Aurait-on oublié de nous dire à l’école comment on devient parent ? Oui. On ne nous a pas préparé à le devenir. Du coup, on fait comme on peut, du mieux que l’on puisse. Explorons plus en avant comment permettre à l’enfant de trouver un sommeil, son sommeil, et analysons ce qu’en disent les experts en la matière.

 

 

 

11 commentaires

  1. Bonjour, je suis impatiente de lire la suite, j’ai moi même une petite fille de 10 mois qui ne fait pas ses nuits et il est vrai que l’on a tendance à se sentir assez vite démuni…

    • J’avais envie d’éditer les articles selon un ordre chronologique, comme un livre, mais je crois que je vais aller au plus libérateur, et me libérer de toute contrainte inutile. Je pourrais toujours faire de l’ordre plus tard.

  2. Bonsoir, merci pour cet article supplémentaire ! vivement la suite!

  3. Bonjour, mon petit garçon de 23 mois se réveille toujours régulièrement la nuit….. vers 2 h du matin un soir sur deux… il lui faut son bib de lait et après il redort. On a essayé de lui donner de l’eau à la place mais ça n’a pas marché. Par contre on n’a pas essayé de le laisser pleurer car on sent qu’il a besoin de nous.
    On se lève, on fait un mini bib, un bisou et zioup au dodo….

    • Ce n’est pas un problème lié à l’alimentation. Et en le laissant pleurer, vous ne répondez pas à la source du problème. Le prochain article arrive. Il va vous ravir. 😉

  4. bonjour,
    Mon fils de 33 mois ne fait toujours pas ses nuits. Il réclame du lait. Bébé il ne faisait que 10à30mn de sieste. Il n’ a pas de problème d’ endormissement, mais plutôt se sommeil et de réveil ( il ne se réveille jamais sans pleurer). Il est vrai que j ‘ ai eu durant ma grossesse des évènements marquants (fausse couche, décès de mon père, aller et retour incessants à l’ hôpital pour des problèmes de tension et césarienne programmée ). J’ ai expliqué tout cela à mon fils avant et après sa naissance…rien à faire.

    Qu’ en pensez- vous?

    • Il ne s’agit pas d’énumérer les faits, mais de raconter votre propre ressenti. La clé, c’est l’émotion.

      Vous l’aurez compris, certaines choses sont difficiles à dire et il convient d’être franc avec soi-même.

      Et si vous avez procédé comme je l’indique dans l’article sur la grille gestationnelle, alors il faut chercher le problème ailleurs. Il peut s’agir de tensions mécaniques accumulées lors de l’accouchement. Une consultation chez l’ostéopathe serait libératrice.

  5. Bonjour,

    ah les nuits avec les bébés et enfants en bas âge, oui je vis cela aussi depuis 4 ans bientôt!
    mon grand dort bien maintenant et ma petite de 10 mois se réveille encore 1 nuit sur 2 en hurlant…souvent le biberon d’eau ne suffit pas…alors je donne un biberon de lait (petit mais quand même) je suis donc un peu dans le questionnement aussi sur ce qu’elle essaie de me dire, comment je dois réagir, si je dois la laisser pleurer (je n’ai pas le courage pour le moment) et en plus je sais que le petit bibi me permet de me rendormir en 10 minutes…
    j’attends donc le prochain article avec impatience 😉

    Geneviève

  6. Excellent article merci beaucoup pour vos conseils

  7. Merci DR

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.