Le syndrome de Lacomme

posté le 27 décembre | 42 commentaires

Le syndrome de Lacomme

On désigne sous ce terme des douleurs ligamentaires du bassin chez la femme enceinte que rien ne soulage, aucune position, aucune mobilisation, etc. Le moindre appui est douloureux et elle peut être présente vingt-trois heures sur vingt-quatre. En donnant un nom à cette douleur, les patientes sont rassurées, soulagées qu’un professionnel de la santé trouve enfin ce dont elles souffrent. Cependant, ce bref instant de consolation ne dure pas, dès lors qu’elles découvrent qu’aucune solution n’est vraiment proposée, hormis les classiques séances de kinésithérapie ordinaire et une sur-médication qui, même à dose normale, n’a jamais rien donné sur ce type de douleur. Et si la plainte se poursuit malgré tout – et ce sera le cas – et qu’elle devient incessante, la patiente (étymologiquement, la patiente signifie celle qui endure, qui souffre) devient subitement « gênante », au point où elle est souvent culpabilisée et ramenée à elle-même. Solitude et désespoir, ce sont les deux autres mots auxquels pourraient être associés ce syndrome, parce que la femme enceinte découvre par son problème un vide médical inquiétant.

 

Ce que je vais vous raconter ici est une histoire personnelle. D’autres femmes que j’ai vu en consultation ont vécu sensiblement la même anecdote. Mais l’étude de ce cas est particulière parce qu’elle touche la femme d’un praticien et qu’il est douloureux pour un mari versé dans le domaine, de ne rien pouvoir faire pour aider sa douce épouse. Mais aussi sombre fut le chemin, l’issue a été spectaculaire. J’ai trouvé la cause, parce qu’à aucun moment je n’ai baissé les bras et je ne me suis jamais laissé intimidé par l’ignorance et l’impétuosité dont font preuve certains grands pontes pour décourager ceux qui ne vont pas dans leur sens. C’est ici un hommage à la femme qui donne la vie. Une vie chérie et précieuse, chef-d’œuvre de la nature qu’aucun illustre cerveau ne pourra jamais imiter, malgré tout l’orgueil dont il peut faire preuve ;).

 

 

Tout commence un matin

C’est vers le sixième mois de grossesse qu’apparait un petite « sciatique » du côté gauche au réveil. Rien de bien gênant. Personnellement, je ne prête en général pas attention à des douleurs occasionnelles qui disparaissent après quelques jours. Je calcule même large : je demande de consulter qu’après une semaine sans changement. Mais si la douleur diminue, je laisse le temps au corps de gérer cela comme il sait si parfaitement le faire. Donc les premiers jours, il n’y a rien d’alarmant.

 

Mais chez ma femme, la douleur augmente au fil des jours et réduit peu à peu les mouvements du quotidien. Mon épouse commence à adopter une position antalgique (pour avoir moins mal) : elle rétroverse son bassin et repose son poids en arrière et sur la hanche douloureuse, donnant cette étrange impression de protéger coûte que coûte le ventre délicat dans lequel grandit bébé. C’est une impression. En fait, cette position vise à soulager un problème, et même si, dans certain cas, cela ne s’accompagne pas de douleur, il faut toujours considérer ces positions antalgiques avec le plus grand soin. Si le corps fait ainsi, c’est qu’il y a quelque chose d’important à protéger. C’est ainsi, par exemple, qu’en observant une simple attitude inhabituelle, j’ai sauvé la vie d’une dame âgée en l’envoyant directement aux urgences : elle était en train de faire un anévrisme de l’artère iliaque. Elle a été opérée sur le champ ! Et je bénis le Ciel que je ne l’aie pas manipulée ce jour-là. Elle aurait pu mourir sur ma table d’ostéo sans même que je la touche… cela aurait un simple hasard de circonstance.

 

A ce moment, je ne connaissais pas encore le terme de syndrome de Lacomme. En cabinet, beaucoup de femmes enceintes me consultaient pour des douleurs pelviennes diverses et variées, envoyées par des sages-femmes ou des médecins, ou bien simplement conseillées par des amies, et les résultats, lorsqu’ils sont positifs (et c’est très souvent le cas) sont toujours spectaculaires. Je ne m’inquiète donc pas. Je manipule attentivement mon épouse à plusieurs reprises, avec confiance, mais rien n’y fait : cela ne s’améliore pas.

 

 

 

Ce que je trouve sous mes doigts

A la palpation, je trouve l’enfant en position assez basse, tête vers le bas, pointée anormalement vers l’ovaire gauche. Pour ne pas comprimer le petit crâne, le sacrum de la mère se met en position de nutation, c’est-à-dire qu’il effectue une légère rotation antérieure. En faisant cela, il tire naturellement sur le grand ligament sacro-sciatique, tendu entre le sacrum et l’os iliaque. Son irritation peut provoquer une sciatique en raison de la promiscuité de ce nerf. C’est ce qu’elle a.

 

L’attitude antalgique vise donc à protéger le bébé et à atténuer la douleur. Mais mes manipulations restent sans effet. Bébé ne remonte pas. Je me demande donc s’il n’y a pas derrière une cause médicale, ce qui n’est alors, du coup, plus de mon ressort. Je connais bien mes limites… et je les respecte. Je n’hésite donc pas à aller consulter lorsque c’est médical. Et si ma pensée va dans ce sens dans son cas, c’est parce que mon épouse et moi avions déjà vécu une histoire insensée il y a 3 ans. Nous n’avions pas encore d’enfant à l’époque. Devant un bébé qui se faisait attendre, des douleurs anormales dans le bas du ventre, et des antécédents familiaux d’infertilité (la grande sœur avait un cancer de l’hypophyse et souffrait d’infertilité), nous avions consulté des spécialistes. Mais endocrinologue et gynécologue se renvoyaient la balle, chacun prétextant qu’il n’avait pas les compétences de l’autre pour interpréter les résultats. Il y avait quelque chose, c’était évident, mais aucun n’était en mesure de trancher.

 

« Ah oui, ce n’est pas normal. Allez voir une gynécologue avec ces résultats » dit l’endocrinologue, empochant du coup ses honoraires. « Ah non, c’est à l’endocrinologue de poser un diagnostic, Madame. Moi, je ne suis que gynécologue. Soixante-dix euros s’il vous plait », dit la concernée (la consultation avait tenu 10 minutes). A cette réponse, je redemandais un rendez-vous avec cette même gynécologue et je vins avec mon épouse. Je me présentais, dévoilant ma profession d’ostéopathe, ce qui la fît me voir de très haut. J’expliquais ce que je percevais aux tests palpatoires (elle ne comprit pas grand-chose à mon avis) et lui fit part de mon inquiétude, pensant qu’il y avait un véritable problème médical sur l’un des ovaires. « Et que voulez-vous que je fasse ?! » dit-elle sèchement. « Eh bien… peut-être commencer par une échographie, je pense.». Vexée, elle se leva de la chaise, alla dans la salle d’à côté et demanda à ma femme de se déshabiller sans même lui prêter la moindre attention. Je ne dis mot. J’étais content qu’elle l’examine un peu.

 

Après un silence, elle revint derrière son bureau. Son teint avait changé. Elle était devenue un peu pâlotte. « Oui… en effet… il y a bien quelque chose à l’échographie… Cela ressemble à une nécrose de l’ovaire. On dirait une poche qui étrangle l’organe. » « Et que nous suggérez-vous ? » demandais-je. « Continuer les investigations… Soixante-dix euros, s’il vous plait Monsieur» termina-t-elle.

 

Ah oui ! Si vous avez rendez-vous chez un médecin et même s’il vous semble qu’il ne fasse pas grand-chose, peut-être vous dirige-t-il tout simplement vers une autre adresse qu’il marque sur un bout de post-it, cela fait aussi soixante euros ou plus chez un spécialiste. Et si vous vous étonnez de devoir quelque chose alors qu’il n’a absolument rien fait, on vous rappelle que de toute façon, c’est remboursé par la « sécu » (!). Sachez que lorsqu’un médecin vous demande si vous allez bien et que vous répondiez, cela suffit pour être considéré comme une consultation. Vous lui devez donc de l’argent. Il ne faut toutefois pas leurrer le public : la sécurité sociale est une caisse commune dans laquelle nous mettons nos propres deniers. Malheureusement, c’est con quand c’est nous qui cotisons et que c’est les autres qui en profitent, mais « c’est remboursé ». En clair, « Ne vous en faites pas ! Vous payez, mais vous n’avez pas l’impression qu’on vous vole. Donc on peut se le permettre ».

 

Pour la petite histoire, j’ai travaillé sur les éléments recueillis chez la gynécologue et l’ovaire a complètement guéri (vérifié sous échographie et examen endocrinologique). Mon épouse est tombée enceinte quelques mois plus tard et a donné naissance à notre ainée.

 

Voilà pourquoi lorsque je découvre que ce nouveau petit fœtus pointe vers cet ovaire, et devant les douleurs qui s’accroissent, je m’inquiète et pense à un problème médical sous-jacent.

 

 

 

Ça se complique

Les douleurs deviennent paroxystiques. Mon épouse ne peut plus poser son pied au sol, ni même prendre le moindre appui sur la jambe. La douleur est permanente, qu’elle bouge ou non. Elle a mal vingt-trois heures sur vingt-quatre.

 

Je sais qu’elle souffre, mais ne me rends compte à quel point qu’au jour où je la découvre la nuit, aux toilettes, affalée sur le sol, pleurant toutes les chaudes larmes de son corps. Elle est épuisée par la douleur. Elle n’en peut plus. Pour ne pas me réveiller, elle se cache dans la salle de bain.

 

Je pars au travail le matin avec un poignard dans le cœur. La laisser seule avec notre petite de deux ans, dans un endroit inconnu, où nous venons d’emménager, me bouleverse. La sage femme de l’hôpital qui la suit, ni même une autre qui fait de l’acupuncture – pourtant réputée – et encore moins la gynécologue, ne trouvent d’explication à son mal. Je trouve alors, un matin, une nounou et de mon bureau, j’ordonne à mon épouse de se rendre aux urgences. Après six heures d’attente, enceinte, en petite chemise de malade sur un brancard, et juste un léger examen neurologique des yeux (!) fait par un jeune interne à la volée – totalement désabuser par la situation – mon épouse demande à rentrer pour faire le repas, nourrir la petite puis la coucher. On le lui refuse. Elle doit signer une décharge pour pouvoir sortir des urgences. Plus tard, nous apprenons qu’il existe des urgences spéciales destinées uniquement aux femmes enceintes, quelques portes plus loin. Pas un seul employé de l’hôpital n’a été capable de lui souffler le conseil de s’y rendre. Pourtant, passé le septième mois de grossesse, il faut le faire exprès pour ne pas voir qu’elle est enceinte.

 

Jour après jour, la douleur s’accentue toujours plus. J’annule tous mes patients. Je pars avec elle et la petite à l’hôpital que nous avons choisi pour accoucher. Au standard, j’emprunte une chaise roulante pour la transporter et nous nous dirigeons aux urgences gynécologiques. Nous sommes accueillis par une gynécologue attentive à laquelle j’explique la situation sans rien cacher. Elle est un peu mal à l’aise et demande l’intervention de son responsable, le chef de service, qui entre dans la pièce avec fracas. « Vous êtes ostéopathe. Je n’ai rien à vous dire puisque vous savez tout !? » Pas un bonjour. Juste une remarque désobligeante en guise de salutation. J’ai l’habitude dans ce milieu.  Comme une garde à vue, je ré-explique tout de même, une nouvelle fois, toute la situation. Il donne l’impression que je lui fais perdre son temps. Il se lève, se dirige vers ma femme et frotte l’arrière de la hanche douloureuse. Elle hurle. Diagnostic : « C’est un problème ligamentaire ! ». J’ose : « Oui, je le sais, mais pourquoi ? Qu’est-ce qui maintient cela ?» La réponse est un peu fragile : « C’est comme ça. Beaucoup de femmes ont ça pendant la grossesse. Ça peut disparaître avec l’accouchement… ou pas ».

– Que devons-nous faire docteur ?

– Rien. Prenez ces médicaments. Dolipran et Spasfon.

– Mais elle en prend déjà et ce sont les mêmes. Cela n’a aucune incidence sur la douleur.

– Qu’elle en prenne plus.

– Plus ? Mais elle est enceinte. Ce n’est pas très conseillé, non ?

– Alors qu’elle souffre !

– Bon…. Et puis-je vous demander de prescrire au moins une chaise roulante. Elle ne peut plus du tout se déplacer. Le simple fait de poser sa jambe fait terriblement mal.

– Jamais de la vie !? Ca ne serait pas l’aider ! Qu’elle se force !

– Mais ce n’est pas une question de volonté. Elle aimerait bien pouvoir vaquer à toutes ses occupations mais elle est bloquée par une douleur transfixiante.

– Qu’elle se force, c’est tout !! Ce ne serait pas lui rendre service que de lui donner une chaise roulante ! Et vous, Monsieur – me dit-il en me regardant droit dans les yeux et en pointant l’index – vous n’avez qu’à travailler moins.

– Vous connaissez mon emploi du temps ? J’en suis surpris. Je travaille actuellement trois jours par semaine pour être là pour elle. Cela a-t-il une incidence quelconque sur sa douleur ? Dois-je travailler moins ?

– ….

– N’y a-t-il vraiment rien d’autre ?

– Ecoutez, qu’elle aille chez le kiné au sous-sol et qu’elle demande aussi des séances d’acupuncture chez la sage-femme de l’hôpital qui fait ça.

– Je doute que cela puisse aider, Monsieur, mais nous sommes près à essayer. Merci pour votre patience.

 

 

Déception

Nous sortons de l’hôpital décapité. Je pousse la chaise roulante jusqu’à l’escalier de l’entrée principale. La petite de deux ans nous suit sagement, avec son attitude innocente d’enfant. Je tente de rassurer la petite famille que nous formons. « Ça ira ! ». Mon épouse se lève et reste debout devant l’escalier. Je rends la chaise roulante au standard puis cours les récupérer. Nous descendons comme nous pouvons. Chaque pas est un coup de couteau dans sa hanche. Au bas de l’escalier, nous nous regardons. Il n’y a pas de parking proche. La voiture est garée un peu loin. Nous savons que ces quelques mètres vont être difficiles.

 

Après dix pas, mon épouse s’effondre. Je la retiens sous l’épaule puis la porte dans les bras, tout en tenant la petite par la main. Maman pleure et elle ne sait pas ce qui lui arrive. Je la rassure comme je peux. Je prends une voix calme et rassurante « Tout va bien ma chérie ! ».

 

A la maison, mon épouse se déplace maintenant à quatre pattes. Cette position grégaire semble la moins douloureuse. Je téléphone immédiatement à ma mère, infirmière, pour me trouver une chaise roulante. Nous prenons rendez-vous également auprès du kiné et de  l’acupunctrice de l’hôpital. Nous nous rencontrons le lendemain. L’acupunctrice nous avoue son impuissance face à ce type de problème. Nous décidons de nous amputer alors de ce type de traitement. Le kiné, lui, masse en profondeur. Nous discutons. Il est un peu gêné de ne proposer qu’une séance de kiné à l’épouse d’un ostéopathe. Je lui dis de manière directe et professionnelle que ce qu’il fait ne donnera rien parce qu’à aucun moment la cause n’a été levée, convaincu qu’il faille d’abord comprendre ce qui se passe avant de vouloir faire quoi que ce soit. Il conclut la séance par une phrase que j’ai trouvé excellente : « Si ça va mieux, reprenez rendez-vous ! ». Et si ça ne marche pas ? Et si la douleur augmente encore ? Devant sa phrase, je n’ai même pas eu le courage de poser ces questions. Nous sortons déçus. Nous savons intérieurement que tout cela n’est que peau de chagrin. Personne ne semble prendre cette douleur avec le sérieux qu’elle mérite. Et puis un jour, une lueur d’espoir.

 

 

 

 

Diagnostic : le syndrome de Lacomme

Par patients interposés, j’obtiens un rendez-vous en urgence chez un grand ponte de la région. Mon épouse se fait accompagner de ma mère. La consultation est très brève. Elle dure une dizaine de minutes. Le professeur est proche et rassurant. Il écoute un peu la description de mon épouse puis s’installe dans son fauteuil pour écrire une prescription.

« C’est le syndrome de Lacomme. Tenez, prenez ceci. ». Cent cinq euros. Un nouveau rendez-vous dans quinze jours.

 

Mon épouse est au comble. Enfin. Enfin quelqu’un a trouvé ce qu’elle a. Bientôt, espère-t-elle, ses douleurs disparaîtront. Mais lorsque je rentre à la maison et qu’elle me raconte sa rencontre avec ce ponte, je me dois de la ramener dans la réalité. Un syndrome est un ensemble de signes. Ce n’est pas un diagnostic. Il n’a fait qu’exprimer sa douleur dans un jargon médical, mais n’a posé aucun diagnostic. Il n’a donc aucune idée du pourquoi de son problème.

 

C’est ainsi qu’un jour, une patiente me vanta les qualités particulières d’un médecin curiste. Se plaignant d’une douleur d’un des pieds, le professionnel palpa un peu et conclut avec sévérité à une « métatarsalgie ».  « C’est fabuleux, non ? En cinq minutes, ce médecin extraordinaire a trouvé exactement ce que j’avais ! ». J’ai eu beaucoup de mal à lui faire comprendre qu’il s’était fichu d’elle, dans la mesure où une métatarsalgie n’est que la traduction scientifique d’une douleur au pied, mais linguistiquement, il s’agit stricto-merdo de la même chose. C’est un discours stérile qui n’aboutit sur rien. Prétendre que « le soleil brille » ou qu’« il fait beau » est exactement la même chose, dit différemment. C’est ce que de nombreux professionnels font pour taire la plainte du patient : lui donner un nom scientifique. Contre un telle évocation, le patient est pris au piège. Il ne peut réfuter ou remettre en cause pour la simple raison qu’il n’a pas les arguments de même niveau pour y répondre. Le voilà avec une étiquette sur le front et il va être très difficile d’en sortir.

 

Le grand ponte a simplement confirmé ce qu’elle savait déjà : les ligaments tirent et font mal. Pour tout dire, je ne sais même pas si ce grand professionnel avait une idée des ligaments en jeu. Ce n’était visiblement pas son problème. Le traitement qu’il proposa était de la kinésithérapie et encore et toujours plus de Dolipran et de Spasfon. Faire plus de la même chose en espérant un résultat différent, en psychothérapie, cela fait partie des comportements à échec. En médecine, cela semble être encore admis.

 

Nous revoilà à la case de départ. Mon épouse souffre. Elle ne peut plus se déplacer autrement qu’en chaise roulante (que les médecins ont formellement interdit). Elle devrait se bourrer de médicaments qui ne marchent pas, en prendre plus, malgré leurs inefficacités, sans se soucier de l’enfant qu’elle porte. Les sages femmes de l’hôpital ne veulent plus s’occuper d’elle. Elles ne veulent pas d’histoire avec le grand ponte. Nous voilà, de prime, livré à nous-mêmes et personne qui veuille bien se donner la peine de savoir pourquoi ce bébé est si bas dans son bassin.

 

 

 

 

Je n’abdique pas

Toute cette histoire prend une tournure bien sombre. Mais je n’ai heureusement pas le tempérament d’abandonner aussi facilement. J’ose remettre en question. Pour moi, chacun a su faire ce qu’il savait le mieux faire, sans jamais chercher l’autre dans sa souffrance, là où il est bloqué. Sans jamais sortir de sa bulle de confort. Oui, c’est très inconfortable de sauter dans l’inconnu. Tout le monde n’en est pas capable, et en a encore moins envie. Il est très difficile d’avouer son ignorance et de dire à son patient « je ne sais pas ».

 

Aucun n’avait ausculté comme je l’avais fait et personne n’allait visiblement faire plus d’investigation. Cette absence de réaction chez les médecins me révolte et je décide de reprendre tout depuis le début. Il y avait deux raisons à ce que je ne trouve pas : soit le problème est médical, soit il ne l’est pas et je ne suis alors tout simplement pas au bon endroit. L’ostéopathie est un outil extraordinaire qui donne parfois des résultats fabuleux là où d’autres thérapeutiques n’ont donné aucun effet. La réaction du corps médical me montre qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit. Il y a de fortes chances que ce ne soit tout simplement pas de leur domaine, ce qui me laisse un champ d’investigation plus large. Je décide donc d’ausculter mon épouse tous les soirs jusqu’à trouver quelque chose.

 

Les premiers soirs, je ne découvre rien que je n’avais déjà trouvé. J’ai du mal à voir autre chose. Je redessine mentalement tout ce qui se passe dans son corps, mais rien ne vient. Je ne sais toujours pas pourquoi la tête du bébé pointe vers cet ovaire. Puis je me dis que si je ne le vois pas, c’est que je n’utilise tout simplement pas les bons outils. Je dois fouiller là où je ne suis pas allé. En somme, je dois prendre le problème à l’envers et faire ce que je ne fais pas habituellement. Le seul endroit où je ne suis pas allé voir, c’est dans le vagin ou le rectum. Le problème étant plutôt d’ordre gynécologique, j’opte pour le vagin. Il faut dire que des touchers vaginaux ou rectaux, je n’en propose jamais, persuadé qu’il est possible de faire la même chose par voie externe. Et les résultats le prouvent. Mais là, c’est l’un des seuls endroits où je ne suis pas allé voir.

 

J’explique à mon épouse ma démarche. Elle se moque bien de la manière dont je puisse l’aider, pourvu que cette douleur cesse. J’explore donc la voie vaginale et je découvre en arrière du plancher pelvien une petite masse cicatricielle de la taille d’une tête d’épingle. C’est la seule chose anormale que je trouve d’ailleurs. L’appui fait mal. Je pose délicatement la pulpe du doigt dessus et laisse fondre les tissus. Après cinq minutes environ, l’induration disparaît et ça chauffe un peu. Cela lui fait une étrange sensation. Puis la soirée passe et nous montons nous coucher.

 

 

 

Enfin

Au réveil, mon épouse a enfin bien dormi. C’est sa première nuit réparatrice. Elle se met debout et découvre que la douleur a baissé. « J’ai retrouvé une joie de vivre » me dit-elle avec étonnement. Cette phrase m’interpelle. Je la garde précieusement en mémoire. Puis au fil des heures, elle retrouve de plus en plus de mobilité. Son visage a changé. Elle a retrouvé des couleurs. Le masque de souffrance a disparu.

 

Le lendemain, elle monte les marches normalement. Sa position antalgique commence à disparaître. Elle ne met plus son buste en arrière. Elle sourit de bonheur. Elle est heureuse de ne plus devoir lutter contre cette douleur sournoise.

 

Le surlendemain, nous tentons une petite ballade… sans chaise roulante… et ça marche ! Elle n’a presque plus aucune douleur. Demain, elle a un nouveau rendez-vous avec le grand ponte. Elle est heureuse de lui faire part de ma découverte et surtout du résultat inattendu, sans aucun médicament. Mais à mon retour, le soir, elle est un peu déçue de la réaction du grand professeur. Il ne l’a pas ausculté. Il est resté le nez dans ses feuilles sans même lui prêter vraiment attention. Lorsqu’elle a fait part de son enthousiasme, de sa guérison sans kiné, sans médicaments, juste avec l’aide de techniques ostéopathiques, la seule réponse fut « Ahhh ? C’est bien. Cent cinq euros Madame. Merci. » La consultation était encore plus brève que la précédente. Elle était vexée du si grand manque de considération pour ses patients. Et je suis sûr qu’il est persuadé avoir guéri mon épouse par sa prescription que nous n’avons même pas suivi.

 

 

 

 

Que s’était-il passé en réalité ?

J’avais appris que les cicatrices sont parfois considérées comme nocives pour le corps. Elles agissent comme des aimants tissulaires et peuvent très facilement se transformer en adhérences. Jamais je n’avais imaginé qu’une si petite cicatrice résiduelle de l’épisiotomie du premier accouchement allait donner autant d’effets morbides, d’autant qu’il m’avait semblé avoir bien traité mon épouse après la naissance de l’ainée. Peut-être aurais-je dû prendre la chose avec plus de considération vu les difficultés que nous avions vécu après la naissance. Du coup, j’écoute à deux fois tous les moments difficiles des gens qui viennent me consulter. A coup sûr, la zone corporelle mise en jeu demande plus d’attention.

 

La cicatrice de l’épisiotomie devait tirer anormalement l’ovaire vers le bas et en même temps l’utérus. J’avais cru que c’était l’ovaire qui tractait tout ce beau monde dans le petit bassin, mais en réalité il y avait autre chose plus bas : le centre périnéal. Certes, cela a dû engager d’autres systèmes : les nerfs, la vascularisation, les muscles, etc. mais je ne comprenais pas ce qui se passait réellement parce qu’il manquait une pièce du puzzle qu’il avait fallu trouver pour corriger. Ce n’était pas si long, si on savait où regarder et c’était là toute l’astuce.

 

Aujourd’hui, j’accorde beaucoup plus d’importance au centre périnéal, qu’il soit féminin ou masculin. J’ai du coup découvert de nombreux rouages mécaniques derrière des troubles aussi divers que variés : certaines dépressions, des descentes de vessie, certaines fausses sciatiques, des lombalgies sans fin, etc. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il est criminel de ne pas vérifier le périnée des femmes qui ont accouché. L’accouchement laisse des traces. La consultation chez un ostéopathe devrait être obligatoire pour toute femme ayant accouché, de même que pour le bébé.

 

 

 

 

 

Le syndrome de Lacomme est un état, pas une maladie. Sortez-en !

Ce syndrome ne signifie rien d’autre qu’il existe des tensions ligamentaires anormales au niveau du bassin. Il s’agit d’une observation, mais pas d’un véritable diagnostic. Devant des douleurs ligamentaires, il faudrait demander « Docteur, qu’est-ce qui fait que ces ligaments souffrent ? » et surtout, il faudrait qu’il y réponde. Allez consulter des ostéopathes qui ont un peu d’expérience dans le domaine. Mentionnez bien vos antécédents au niveau du bassin. Très peu de douleurs propres à la grossesse ne résistent à des mains expertes. Si les résultats se font attendre, ne désespérez pas. Il y a une solution et il faut la chercher. La médecine est très utile dans ces moments. Elle permet d’atténuer la douleur et donne le temps de poursuivre les investigations. Dans tous les cas, le courant doit passer entre vous et votre thérapeute, pour la simple raison que vous allez former une équipe gagnante avec lui.

 

J’invite toutes les femmes à se tripoter un minimum. Ce n’est pas une incitation sexuelle, mais une démarche de réparation des tissus lésés. Inspectez avec un ou deux doigts la vulve et les parois du vagin. Il ne devrait y avoir aucune douleur. S’il y en a une, c’est souvent une zone un peu plus dense, indurée. Appuyez dessus délicatement. Laissez le doigt dessus et attendez. Imaginez que cette zone enfle et de se désenfle au grès de votre respiration. Mieux : imaginez que vous respirez dans ces tissus. Dès que les tissus semblent fondre sous votre doigt, poussez en direction de la zone dense pour essayer de garder la même tension tissulaire. Vous redonnerez ainsi de l’élasticité. Ce n’est pas difficile ! Mais comprenez qu’aucune machine de rééducation ne le fera à votre place. Faites le consciencieusement. Le jeu en vaut la chandelle. Sachez que dans mes recherches, il y a bien derrière le col de l’utérus une zone qui nourrit le cerveau et qui donne cette fameuse joie-de-vivre qu’évoquait mon épouse. Il s’agit d’un feu intérieur très précieux, garant de la sexualité de l’individu. Mieux vaut ne pas tarir cette flamme. Rendez la souplesse à ces tissus malmenés pendant l’accouchement est le meilleur moyen d’assurer la présence de cette petite flamme. Grâce à elle, vous saurez jouir de toute situation, même les plus sombres.

 

 

42 commentaires

  1. Merci pour vos articles, je suis magnétiseuse et je suis arrivée un jour par « hasard »( qui n’existe pas)sur votre site et j’aime cette idée que notre corps ne nous embête pas et qu’il vient nous dire quelque chose lorsqu’il nous fait mal.Trouver s’avère parfois laborieux mais quelle sagesse!
    Belle fête à vous et à tous ceux qui vous entourent.

    • En effet, le corps est un instrument extraordinaire. A force de le côtoyer, on ne s’en rend même plus compte. On vit parfois notre incarnation comme une prison. Au mieux, on subit les émotions, sans savoir quoi en faire. Au pire, on s’en prive, et la vie devient vite terne. Vivre, ce n’est pas cela. Vivre, c’est jouir de chaque instant comme si c’était la première fois et cela n’est possible qu’avec un corps en bonne forme. Mais le physique dépend de l’histoire que l’on porte. Alors on a l’impression que le serpent se mord la queue et on ne sait plus où donner de la tête. Par quoi commencer pour refaire fonctionner tout ça ? Dans tous les cas, il convient de sortir d’abord de la position de victime dans laquelle on se loge si facilement.

      Il y a des choses tellement merveilleuses à vivre dans et en-dehors de son corps, que certains devraient être plus tendre avec ce dernier. Vouloir gagner une course en maltraitant sa monture est une grande marque de stupidité.

      J’ai découvert que nos cellules sont vivantes et surtout, qu’elles ont une conscience. Celle-ci est très distincte de la nôtre, de notre petit ego ou de notre personnalité. Et elles ne considèrent pas notre conscience comme faisant partie de la leur, donnant l’impression que nous cohabitons plus que nous ne faisons qu’un. J’en reparlerai plus tard dans un nouvel article.

      Merci du fond du coeur pour votre soutien.

  2. Vous lire m’a rappelé à de mauvais souvenirs lors de la fin de ma dernière grossesse (j’ai trois enfants). J’ai souffert d’une pubalgie (diagnostiquée par le corps médical) tellement aigüe et douloureuse que la seule solution proposée a été un déclenchement avant terme pour me soulager, on pensait exactement à la même chose que votre épouse plus le poids pris (12 kilos ce qui n’est pas trop à mon sens) plus le fait de s’occuper de ma petite deuxième enfant qui n’avait que 15 mois, etc… j’ai quand même eu la chance dans cette expérience d’être écoutée, car je me suis rendue à plusieurs reprises aux urgences et j’ai à chaque fois eu une écoute attentive et pleine de compassion. Quoi qu’il en soit, mon accouchement (qui soit dit en passant a été le plus merveilleux des trois) n’a pas aidé à la guérison, je suis restée dans le même état durant plusieurs semaines… Oui je suis d’accord, chaque femme et chaque nouveau né devrait impérativement être vu par un ostéopathe au même titre qu’un pédiatre et qu’un gynécologue!! pas assez d’ouverture d’esprit c’est bien dommage je vous le dis!

    • Et vous avez de la chance d’avoir été écoutée. J’imagine les femmes qui n’ont pas de soutien, ni moral, ni physique, ni familiale. Pourtant, la plupart des maux de la femme enceinte se règlent en général rapidement en ostéopathie. Du coup, moi non plus, je ne comprends où est l’intérêt de certains professionnels de la santé.

      C’est pour ces femmes qui se sentent désemparées par ce type de douleurs que j’ai écrit notre aventure. Qu’elles sachent qu’il y a une issue.

      Merci pour votre témoignage 🙂

  3. Bonjour,

    je viens de lire votre article. Je suis enceinte de 7 mois et souffre depuis un mois de douleurs ligamentaires (selon mon gynéco qui n’y a pas plus prêté attention que ça) qui jusqu’à la fin de la semaine dernières étaient supportables. Seulement depuis trois jours, je ne peux plus poser le pied au sol tellemnt la douleur est aigüe.
    En lisant l’histoire de votre femme, je n’ai pu m’empêcher de pleurer à chaudes larmes en constatant ce qui m’attend. Je souffre horriblement et je culpabilise de ne pouvoir m’occuper de ma fille de trois ans correctement.
    Il y a deux jours, je suis allée voir mon médecin de famille qui lui aussi m’a annoncé qu’il s’agit de ce fameux syndrome de lacomme et m’a prescrit quelques médicaments pour me soulager (sans grand effet évidemment!). Il m’a également donné les coordonnées de l’un de vos confrères pour essayer de me soulager davantage.
    Toutefois, avant de me lancer dans quelques séances que ce soit, J’ai décidé de me renseigner un peu plus sur ce syndrome, et je suis tombée sur votre article. J’ai maintenant un peu plus d’espoir…
    Je vais prendre rendez-vous et ne pas hésiter une seconde à expliquer à votre confrère le déroulement de mon accouchement précédent pour qu’il puisse trouver la raison de cette douleur.
    Mais, avant cela, je vous remercie d’avoir illuminer ma journée en me redonnant espoir. Je pense que je vais encore souffrir en attendant mon rendez-vous, mais je sais maintenant que la douleur peut cesser, et ça, c’est une grande nouvelle!

    • C’est pour cela que j’ai écrit l’article. Ce fut la galère pour nous aussi et, en effet, il y a bien une solution. Ne perdez pas courage. 🙂

  4. Oh bon sang, ça fait des mois que je cherche !!! merci cent fois, mille fois ! j’ai souffert de ce syndrome a ma première grossesse, et les discours du genre « c’est douloureux mais on ne peut rien faire / ah oui ca arrive mais rassurez-vous le bébé n’en souffre pas / ça fait partie des désagréments normaux » et j’en passe… ne m’ont pas soulagée ( ni le spasfon, ni le doliprane au passage). Je pensais avoir tout essayé, j’ai tout enduré.
    A ma deuxième grossesse, ça a recommencé, plus tot, de façon plus intense. Je souffre le martyr… et là, votre article : révélation ! j’ai eu un grave accident de la circulation il y a quelques années, fracture de la branche ischio-illiyaque ( pas sure de savoir l’ecrire) et des tonnes d’adhérences dans ce secteur… jamais traité car les médecins ne se soucient que de la cicatrisation osseuse : je pense que j’ai enfin une piste !

  5. Mr BARAH, vous êtes le Martin Winckler de l’ostéopathie!
    Bien confraternellement
    Isabelle Tousch
    Ostéopathe

  6. Bonjour, cet article me rappel de mauvais souvenir!!
    Lors de ma deuxième et dernière grossesse de grosse douleur au niveau pelvien son apparu (semblable à une grosse courbature) et ne m’ont plus quitté jusqu’à l’accouchement. Se fut encore plus dure à vivre que mes 8 mois de nausées….
    Mon gynécologue m’avais prescrit de l’Atépaden… peu efficace.

    Ma fille à aujourd’hui 11 mois et je les ressens encore lors de certains mouvements.
    Pour ma première grossesse je n’en est pas ressenti, et j’ai eu une épisiotomie au premier accouchement. Pas possible pour moi d’envisager une autre grossesse dans ses conditions.

    J’ai vu une ostéopathe à la fin de ma grossesse qui a pu me soulager que partiellement, et elle m’a dit que les douleurs ligamentaires ne sont pas systématique à chaque grossesse.

    Merci pour votre témoignage.

    • Bien entendu que ce n’est pas systématique ! Cela dépend de beaucoup de facteur, à commencer par la position de l’utérus avant la grossesse et l’intégrité articulaire du coccyx.

      J’espère que la séance d’ostéopathie vous a débarrassé de votre douleur 😉

  7. Merci merci de votre publication !
    Je souffre moi aussi de ce type de douleurs ligamentaires insupportables dans le bassin, qui, selon le corps médical « peut arriver parfois », aucun mot n’ayant été mis sur mes douleurs. Je dois « juste » prendre mon mal en patience et « ça ira mieux aprés ».. J’étais complétement désemparée et en lisant votre article je n’ai pu m’empêcher de pleurer et même après j’ai continué à verser des larmes car je ne me suis plus sentie seule dans ce cas .. Et même si j’ai le soutien de mon conjoint et de ma famille (heureusement), le fait de ne pas avoir de soutien de la part du corps médical (qui me donne l’impression de minimiser mes douleurs en ne s’y attardant pas plus que cela) fait que je me suis sentie seule ds ce genre de situation. Généralement, moins il y a de personnes touchées par des symptômes, moins ces symptômes sont pris en compte car constituent des « cas à part »..
    Moi aussi il s’agit de ma 2e grossesse avec épisiotomie entre autre.
    Alors encore merci .. Je rentre dans la dernière ligne droite (9e mois) et ai pris (trop tard) rdv avec un ostéopathe.. Un déclenchement est prévu d’ici 15 j/ 3 semaines mais je me rends compte que j’aurai pu être soulagée bien avant..
    Dommage que je n’ai pas vu votre article avant..

    Merci en tout cas, psychologiquement ça aide … !

    • Même tardivement, l’ostéopathie aide.

      Mes félicitations pour ce nouveau venu au sein de votre petite famille 🙂

  8. j ai etait declenché le 3 juin 2013 depuis j ai d enorme douleur perlvienne mal dans les jambes et tres mal dans le coté droit je ne sais plus quoi faire les seances d ostéopathe ne me soulage pas aidez moi svp, j ai tres mal je reprends le travail dans qq jours, sans oublier que apres avoir accouché par vois basse j ai été opéré d urgence rupture varice perlvienneune semaine en soins intensif. Ma fille a manquai d oxygene et a été mise en hypothermie., je souffre et le corp médical ne prends pas en compte ma douleur j ai pleurer pour qu il m arrete sinon je reprennais le travail deja en septembre.je suis perdue svp j ai vraiment mal et ne sais plus vers qui me tourner. c est un appel à l aide que je lance merci…

    • Appliquez des emplâtres d’huile de ricin sur le bas ventre comme je le préconise dans mon article. Chauffez l’huile au bain marie. Faites-le tous les jours, et même plusieurs fois par jour si vous pouvez. Mettez aussi une bouillotte par dessus.

      Pour la gamine donnez lui une dose 15 Ch de CARBO VEGETABILIS. Si vous allaitez, prenez-le vous. Donnez aussi ANTIMUNIUM CRUDUM 1 dose 15CH. Ce n’est pas une prescription, mais un conseil. C’est ce que je ferai si c’était mon propre enfant, avec les connaissances que j’ai.

      Enfin, rassurez votre fille. Racontez-lui ce qui s’est passé, pourquoi vous avez été séparées et ce que vous avez ressenti. Puis expliquez-lui que maintenant vous avez tout le temps pour être ensemble.

  9. Bonsoir,
    Et surtout merci pour cet article.
    Je suis enceinte d’un second bébé. et moi aussi je pleure la nuit dans ma salle de bain pour ne réveiller personne. Mon ostéo me soulage partiellement, travaille tout ce qu’elle peut, symphyse, diaphragme, hanche, bassin, je crois qu’elle a tout essayé. je fais du ballon, porte la ceinture de Gasquet. mais rien n’y fait. D’après mon ostéo je m’enroule vers la droite. (maintenant que je vous lis, juste vers mon episio) Je suis épuisée de ces douleurs. J’attends juste d’accoucher d’ici moins de deux mois..

    • Allez voir un autre ostéo et faites lui lire cet article (s’il ne connait pas).
      Sinon, qu’il m’appelle lorsque vous serez sur sa table 🙂

      • Je vais en parler à l’ostéo qui me suit déjà, je pense qu’elle sera ouverte à au moins y réfléchir. Elle a de nombreuses compétences et m’a déjà dit que pour elle il n’y a pas de nécessité à traiter en interne.. enfin c’était il y a lgt.. Du coup, peut-être qu’elle verra la chose autrement..

        • il n’y a pas de nécessité à traiter en interne..

          Moi non plus, je ne saute pas sur l’intra-vaginal. Mais comme j’avais tout exploré, j’ai cherché là où je n’étais pas allé avant. C’est une option souvent gagnante.

  10. Merci pour cet article très intéressant! j’ai aussi eu des douleurs ligamentaires lors de ma 3eme grossesse très invalidantes! Mon mari était aussi très desemparé face à cette douleur car il était le seul à me voir mettre 10min à faire un pas quand je me levais la nuit… Il est vrai que j’ai eu quelques points lors de ma première grossesse!
    un point particulier, j’ai accouché en 15min (donc dans l’ascenseur!) J’ai pensé que ma distention ligamentaire était la cause de l’accouchement rapide et des douleurs pelviennes? Est ce que cela se révèle vrai chez votre femme et les autres patientes?
    Merci
    Isaure (kiné!)

  11. Bonsoir,
    Cela fait maintenant 15 jours que je souffre des mêmes symptômes que vous décrivez.
    Et encore une fois, je ne parviens pas à trouver le sommeil alors qu’il est 1h du matin… ces coups de poignard me foudroient littéralement…
    Comme vous l’avez dit, j’ai été brièvement reconfortée qu’un nom soit donné à ces douleurs, mais force est de constater que cela n’apporte aucune solution….
    Ce que je ne comprends pas, c’est que pour la plupart d’entre vous, il s’agit d’une deuxième ou troisième grossesse, mais en ce qui me concerne c’est la première… alors aucun lien possible avec une précédente épisiotomie. Certes j’ai longtemps été « handicapée » par des lombalgies que certains médecins attribuaient à un problème (qu’ils avouaient ne pas réellement comprendre) au niveau de mes articulations sacro-iliaques, mais auriez-vous un indice, une piste pour que je vienne à bout de ces douleurs ou bien qu’elles ne soient même que simplement soulagées et me donnent un peu de répis pour les quelques semaines qu’ils séparent de la date prévue d’accouchement?
    D’avance merci.

  12. MERCI !
    Je suis sage femme et je fais de la rééducation périnéale manuelle, et je trouve incroyable le fait que vous donniez ici une explication a quelque chose que je présentais sans comprendre!!!!
    Les femmes ayant un périnée très « abîmé » on souvent un syndrome de lacôme majoré, j’avais remarqué !
    La manip dont vous parlez sur les tissus cicatriciels, c’est ce que j’explique a mes patientes en rééducation !!!
    Il faut que je me mette à l’ostéopathie! Heureusement j’ai un bon ostéo près de chez moi!

  13. Bonjour,
    Enceinte de 7 mois de ma 2è fille, je suis tombée par hasard sur votre post, j’ai souffert de ces douleurs indescriptibles sans que personne ne puisse m’aider! le gynéco m’a simplement demander de patienter.
    En vous lisant, lorsque vous avez évoqué la cicatrice de l’épisio, cela m’a tout de suite parlé! J’avais travaillé avec ma sage femme, le massage du périné enceinte de ma 1ère fille et l’assouplissement de la cicatrice post accouchement lors de la rééducation.
    Forte de cette connaissance de mon anatomie, et suite à vos conseils, je me suis donc à nouveau lancée à la recherche de ma cicatrice et en massant les tissus cicatriciels (assez importants car épisio et forceps) … OH MIRACLE la douleur a quasiment disparue! passée de 8 à 1/10 dira-t-on. Je revis!
    Ce que je souhaite vous demander Dr Barath (je vous accorde ce titre), comment diffuser cette information largement pour éviter ces douleurs insupportables aux femmes enceintes???

    • Super !!!! 🙂
      Merci de montrer que c’est possible de le faire soi-même, sans aide extérieure.

      Pour le diffuser, je ne sais pas. Facebook ?
      En réalité, je ne m’en inquiète pas.
      J’ai déjà été contacté par un institut américain pour traduire certains de mes articles et donner une conférence éventuellement, sur mes recherches.
      Et puis je suis en train d’écrire un livre qui, je pense, va parler de lui.
      Ça se fera tout seul..

      Mais ne m’appelez pas Docteur. Je ne veux aucun titre. Je sais qui je suis.

  14. Parfait pour le livre, j’ai de mon côté diffusé largement l’information … Cela me parait urgent qu’elle soit connue et reconnue des professionnels de santé!
    Pour le titre de médecin, il s’agit d’un petit clin d’oeil, moi même infirmière, je connais bien les rivalités entre les ostéo et le corps médical ! Je souhaite par là, exprimer ma reconnaissance envers votre profession où le terme de soignant vous est souvent bien plus approprié qu’à certains médecins peu à l’écoute de leurs patients.
    Encore merci pour ce petit miracle !
    (si je peux vous laisser mon contact, je serai ravie d’être informée dès la parution de votre livre)

  15. Bonjour et merci pour cet article. Je comprends ENFIN la cause des douleurs paralysantes que j’ai eu après la naissance de mon 1er enfant. En tout cas je suppose que c’était ça. C’était comme des décharges électriques foudroyantes qui me traversaient le bassin au moindre mouvement, comme me tourner légèrement quand j’étais couchée, ou faire un pas… Mon médecin m’a fait passer un scanner qui n’a rien révélé. Je suis allée voir 3 ostéopathes différents. L’un d’eux, qui avait une très bonne réputation, m’a expliqué dans des termes très compliqués ce que j’avais mais je n’ai pas pu retenir ses explications. Ses manipulations n’ont rien donné. Après quelques mois la douleur s’est assoupie mais il m’était toujours impossible de relâcher mon genou vers le sol lorsque j’étais assise en tailleur. Une visite auprès du 3ème ostéopathe a résolu le problème.
    Il se trouve que j’ai eu une épisiotomie mal recousue, constatée par la sage-femme qui m’a accompagnée pour la rééducation périnéale. Des indurations étaient présentes et sans doute des adhérences. D’ailleurs, lors de mon 2ème accouchement, la sage-femme a été surprise de cette cicatrice « bizarre » et l’a récupérée comme il fallait. Je n’ai pas eu de souci par la suite.

  16. bonjour,
    je viens de lire votre article et souffre du même mal…rien ne me soulage, je ne dors plus de la nuit. je suis en fauteuil et ai mal constamment.
    mon mari doit tout faire seul et m’aider pour tous les gestes de la vie… je suis deseperée…
    une osteo vient a mon domicile tout a l’heure…
    mon precedent accouchement a été une cesarienne d’urgence donc je ne pense pas que le problème ait la meme origine que pour votre epouse…cependant ma cicatrice externe de csa est actuellement très gonflée et rouge…qu’en pensez vous? peut il y avoir un lien?
    mon ter me est le 17 mai, je revais d’un bel accouchement pour mon 2eme et finalement j’envisage de demander une 2eme cesarienne pour que tout cela cesse…

    • L’ostéo devrait trouver la cause.
      Pour la cicatrice, cela dépend l’ampleur et la direction de l’adhérence en-dessous.
      Normalement, le praticien saura vous soulager 🙂

      • merci pour votre reponse, l’ostéo est passée. je lui ai dis pour la cicatrice mais elle na pas particulièrement regardé. elle s’est surtout attardée sur le pubis qui est particulièrement bombé et douloureux. j’espere que d’ici quelques heure je verrais une difference (mais j’ai peu d’espoir). en fait je me demande si, comme pour votre epouse le soucis venait de sa cicatrice d’episio, moi est ce que ça ne viendrait pas de ma cicatrice (peut etre interne) de cesarienne….je ne sais plus a qui faire appel…personne n’a l’air d’avoir une reponse a apporter et je vais devoir finir ma grossesse comme ça, je ne peux meme plus caliner mon fils de 3 ans et demi…je ne sais meme pas comme je vais faire pour monter dans la voiture pour me rendre a la maternité le jour ou cela sera necessaire….:(

  17. Bonjour,

    je le lis cet article avec stupéfaction ! d’abord bravo, vous avez une belle plume et il est agréable facile de vous lire. je souffre depuis 5 mois d’une douleur pelvienne dont les médecin n’arrivent pas à diagnostiquer la cause. j’ai accouché il y a un an et demi. durant ma grossesse j’ai bcp souffert de douleur ligamentaire qui allaient jusqu’au bas de dos et également d’une sciatique. mon accouchement (l’expulsion) a été long et douloureux. épisiotomie point internes et externes. j’ai longtemps eu mal aux cicatrices internes mais c passé… et là depuis 5 mois des douleurs étranges. ça lance, ça s’arrête et elles surviennent avant les règles et après les règles… elle sont plus intenses lorsque j’ai le bas ventre plein (envie d’aller aux toilettes…). je trouve bcp de concordances avec l’histoire de votre femme… je vais retourner voir mon ostéo. Merci en tout cas ! et bravo pour votre ténacité, votre soutien. ça c’est l’amour, le vrai !

  18. Bonjour,
    Juste une question : quand le syndrome apparâit très violemment dès la première grossesse, comment met-on en cause le « centre périnéal »?
    Merci

    • Pardon, je n’ai pas vu votre commentaire. J’y réponds tardivement.

      Par un antécédent de chute sur le coccyx ou des douleurs, plus jeune, lors de l’ovulation (14ème jours après les règles).

  19. Merci mille fois pour ce témoignage ! Je suis dans le 9° mois d’une grossesse particulièrement difficile et douloureuse et cette dernière ligne droite s’accompagne depuis 3 semaines de ce fameux syndrome de Lacomme (apparemment aussi connu sous le nom de distension de la symphyse pubienne). Bien sûr mettre un nom sur une douleur est déjà un soulagement en soi car c’est une reconnaissance d’un état antalgique (Non je ne m’invente pas de nouvelles douleurs tous les jours, oui j’ai vraiment besoin qu’on m’aide).

    Mais évidemment poser un diagnostique n’est pas suffisant ! Comme votre femme, je ne peux plus poser un pied par terre, je ne dors plus et le moindre mouvement est un supplice. Or quand j’ai commencer à en parler autour de moi, je me suis – tout comme vous – tout d’abord heurtée à de l’incompréhension -quoique plus empathique ! – et des « C’est normal en fin de grossesse, on ne peut rien faire de plus ».

    Puis au bout de 3 semaines de souffrance et d’absence de sommeil, de consultation ostéo (mais a priori non à la page sur ce genre de sujet), d’acupuncture et de consultation aux urgences gynéco, je me suis finalement tournée vers ma sage femme sans vraiment grand espoir, je dois l’avouer, puisque j’en avais déjà vues aux urgences.

    Or elle m’a donné un traitement homéopathique (murex purpurea et ruta graveolens) qui a commencé à me soulager en … à peine 24h !!! Alors bien sûr il faut déjà être sensible à l’homéopathie, ce qui est heureusement mon cas. Et bien sûr aussi, il n’y a pas eu d’effet miracle dès le départ, mais la disparition des douleurs est semblable à celle que celle que vous décrivez pour votre femme : atténuation progressive des douleurs, sensation de retrouver son corps et sa joie de vivre, perte du masque de souffrance (selon mon compagnon), etc.

    Voilà, l’idée pour moi n’est pas de vanter les mérites d’une solution par rapport à une autre, mais de partager avec vous celle qui semble marcher pour moi afin qu’elle puisse servir à d’autres lectrices de votre blog, ou vous même. En effet me trouvant en milieu rural, il très difficile pour moi de trouver des professionnels de la santé en général alors ne parlons même pas de spécialistes ! J’ose donc espérer que mon expérience pourra servir à d’autres. En tout cas merci encore pour votre témoignage qui m’a permis de me sentir moins seule dans ma douleur.

  20. Bonjour,
    C’est ma 1ère grossesse , j’ai 36 ans et je suis dans mon 7 ème mois.
    Je souffre de ce syndrome sévèrement depuis environ 1 mois, surtout la nuit, je me réveille en pleurant! Avant le 7 ème mois j’avais des douleurs pelviennes (dès le début) et un semblant de « sciatique ». La douleur augmente au fil des semaines et il me reste 2 mois. Je ne sais pas comment je vais tenir le coup !
    Dans mon cas je n’ai jamais subi d’épisio, en revanche j’ai un passé gynécologique un peu chargé : règles douloureuses, conisation à cause d’un HPV grade 3 , Kyste hémorragique d’endométriose ovaire droit avec opération par coelioscopie, kystes fonctionnels à répétitions dès l’arrêt de la pilule et rupture d’un kyste avec hémorragie (tout l’abdomen jusqu’au diaphragme) 2 ans avant ma grossesse…Grossesse qui a été une bonne surprise ! Ma question est donc de savoir si mon syndrome est forcément lié à toutes ces cicatrices (inaccessible malheureusement) ??…. Merci pour votre article, Bien à vous.

  21. Bonjour,

    mille merci pour cet article!
    Je suis actuellement à 22 SA de grossesse, et depuis les 14 SA je souffre le martyr…

    Lors de mes premiers passages aux urgences, on m’a dit que c’était normal d’avoir mal, et que je m’écoutais trop suite à ma fausse couche 5 mois plutôt.
    Puis on a cru à une MAP, donc on m a mis sous progestérone, doliprane et spasfon en masse…
    C’est suite à 2 visites chez une jeune ostéopathe que j’ai compris pourquoi j’avais mal (ligaments, symphyse pelvienne etc).. et elle m’a clairement dis que par voix externe elle ne pourrait pas soulager mes douleurs. Elle doit me rappeler pour me mettre ne relation avec un praticien de Lyon, qui fait les touchés vaginaux. Je mise tous mes espoirs dessus, surtout après avoir lu votre article… car ma route est encore longue!

    Dans tous les cas, je voulais vous remercier, j’ai pleuré de joie en lisant votre article: NON JE NE SUIS PAS FOLLE, j ai vraiment mal et ce mal existe et est reconnu médicalement parlant. C’est ma première grossesse, vécu comme un cauchemar, et qui me fait culpabiliser auprès de mon bébé et de mon conjoint…

    Merci, simplement merci.

    Jessie

    • Bonjour,
      N’hésitez pas à chercher déjà par vous même. Certaines personnes, après la lecture de mon article, ont commencé à explorer l’intérieur de leur vagin et ont trouver la même chose. Le simple fait d’appuyer tranquillement et de manière prolongée le dissout.

  22. Bonjour,
    c’est très émue que je vous écris suite à la lecture de votre article.
    Cela fait 3 semaines que je souffre le martyre, douleur dans le bas du dos qui irradie dans le bas ventre ,dans la jambe et meme aux fesses.je suis immobilisé chez moi,dans mon lit entre deux crises.
    j’ai passé 1 semaine à lhopial ou ils ont hésité entre infections urinaire,collique nefretique jusqua même prévoir la pose d’une sonde jusqu’au jour ou le 5 ème médecin venant me voir annonce que je peux rentré chez moi,que ce n’est « que » des douleurs de dos et qu appart du Kiné de lacuponcture et des dafalgans il n’y a rien à faire.cependant ma mère m’a conseillé d’aller voir un chiropracteur avant tout.
    et miracle elle a toute suite su que c’était des douleurs pelviennes ,syndrome lacomme mais toujours une incapacité à soigner exepter le port d’une ceinture iliat « physiomat confort ». Je reste donc au plus mal sachant que je suis qu’a mon 5 ème mois de grossesse et que je dois subir ces douleurs qui mhandicap.je viens vers vous pour savoir sachant que c’est ma première grossesse sil y avait un conseil pour ma situation sachant que du coup je n’ai pas de cicatrice(hors mi l appendice).
    je vous remercie grandement de ce témoignage qui malgré la douleur m’enlève ce sentiment de solitude.
    Cdlt

    • Bonjour,
      Je pense qu’il s’agit d’une ancienne chute sur le coccyx.
      Dans la négative, il faut chercher du côté d’adhérences consécutives à des infections répétitives de la sphère gynéco-urinaire, voire de l’endométriose.
      Un bon ostéo sait vous régler ça 😉
      Courage

  23. Bonjour,

    Merci infiniment pour votre article.
    A un peu plus de 8 mois de grossesse, j’avais des douleurs assez importantes, même si beaucoup moins fortes et beaucoup moins handicapantes que celles de votre femme.
    J’ai d’abord dû arrêter de nager, puis la marche est devenue très difficile (alors que pour le reste, ma grossesse se passe à merveille et qu’assise je n’ai aucune douleur, je suis très en forme).
    J’ai lu votre article (à l’instant), il m’a donné l’idée de re-consulter le guide weleda du massage du perinée… et c’est presque miraculeux, après une première tentative, mes douleurs ont en grande partie disparu. Bien sûr, mon expérience n’a rien de comparable avec celle de votre femme. Mais mon Dieu! Les douleurs ont disparu! Juste parce que j’ai lu votre dernier paragraphe!
    Merci merci merci!

    • Super 🙂

      C’est exactement pour cette raison que j’ai partager mon expérience sur ce blog. Pour donner un élément de réponse à certaines douleurs caractéristiques. Merci d’avoir eu la motivation de le faire.

      Pouvez-vous me faire parvenir ce guide de chez Weleda ?

  24. je prends connaissance de votre témoignage…
    cela est ma deuxième grossesse. j’accouche le mois prochain.
    ma sage femme m’a diagnostiqué ce syndrome de lacomme il y a 10 jours seulement….j’étais dans ce même état lors de ma première grossesse sans pouvoir mettre un nom sur cet état…
    je suis épuisée par ses douleurs ligamentaires intenses, une sciatique invalidante, des décharges electriques dans toute la zone pelvienne, des crampes, ….j’en pleure d’épuisement. La sage femme m’a préconisé le port d’une ceinture lombaire, de l’homéopathie : murex purpurea, apis mellifica, Platina et bryonia ainsi que du magnésium ….mais pas d’amélioration….pas de soulagement….
    Les professionnels et les proches ne comprennent pas ces douleurs.
    Cela fait du bien de lire d’autres témoignages de femmes enceintes qui souffrent du même mal….je déteste être enceinte du coup! cette grossesse devient cauchemardesque…

  25. Bonsoir,

    Je suis dans le même cas que toutes ces femmes qui souffrent le martyr avec ce fichu syndrome. Pour ma première grossesse, j’ai juste eut un déchirement et donc cicatrice. Le syndrome a commencé à 6 mois de grossesse. Pour ma seconde grossesse, grossesse gémellaire, le syndrome a commencé au 4 eme mois et depuis je suis seule à me battre contre ses douleurs. J’ai passé une écho du 8 ème mois et là je me tordais tellement de douleur avec les jambes qui lâchent et crise de sciatique aigue que le médecin a demandé une consultation en urgence à l’un des kinés de l’hopital. Ma gynéco m’avait expliqué quelque temps avant que le kiné ou l’ostéo ne me servirait à rien vu que la douleur reviendrait avec mon fort taux d’hormones. Je suis sortis de l’ostéo hier, je ne sais pas si c’est le kiné, l’ostéo ou l’acupuncture qui m’a un peu soulagé mais bon la douleur reste là bien qu’elle soit plus supportable. Je pense que le piège de Lâcomme c’est de considérer ce syndrome comme bénin car depuis que j’ai ce syndrome mes nuits durent 3 h alors imaginez la répercussion sur une grossesse gémellaire, je pleure car je ne supporte plus la douleur, me sentir diminué comme je le suis (ne rien pouvoir faire sans mon mari), ne pas pouvoir m’occuper de mon fils de 3 ans comme je le voudrais et pire lui montrer sans le vouloir que sa maman souffre car il entend mes cris de douleur quand je me retourne ou que je fais un mouvement douloureux. Les médecins n’ont pu constater que les dégâts de ce syndrome (sciatique, fatigue, ligament du bassin distendu, diaphragme enfoncé dans le ventre, os du petit et du grand bassin enchevêtré, incapacité de se déplacer normalement, tristesse…) Je ne sais pas si je serai assez forte pour tenir jusqu’au bout. Je culpabilise beaucoup pour mon mari qui doit gérer tout et même m’aider à me lever à marcher…je suis entrain de tout tester suite à votre article, je verrais et vous tiendrais au courant de ce que j’ai pu améliorer ou non. Ce que je sais c’est que malgré une rééducation mon périnée à souffert de ma 1 ère grossesse, ma cicatrisation s’est mal faite aussi la gynéco m’avait proposé à l’époque des infiltrations…j’avais ce syndrome à ma première grossesse donc je ne pense pas que ce soit lié mais je me heurte actuellement au même obstacle que votre femme. On me demande de prendre mon mal en patience en attendant l’accouchement car ce trouble ne disparaîtra pas avant. C’est très frustrant et je me sent démunie face à tous ça. Lorsque mes crises sont à leur paroxysme, je pleure car je n’arrive plus à gérer la douleur.

    • Comme peu d’ostéopathes connaissent véritablement ce problème et sont donc impuissants, massez la cicatrice interne vous-même. Vous aurez de meilleurs résultats.

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